Jeudi 8 mai 2008
par Lord Dey publié dans : Infos diverses communauté : Musiques
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Samedi 3 mai 2008
Le nouveau clip de Justice, réalisé par Romain-Gavras, du collectif Kourtrajmé.

Absence de mélodie.
Violent et Jouissif.



par Lord Dey publié dans : Infos diverses communauté : Musiques
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Lundi 14 avril 2008
Alors que Clinton et Obama s’écharpent allègrement, et que McCain prépare déjà la grande finale de novembre, tour d’horizon des mélodies qui accompagnent les primaires américaines.

«Les électeurs aiment les platitudes si elles sont assez musicales.» Ce constat de l’éditorialiste Jonathan Alter, dans Newsweek, met en lumière un aspect primordial de la politique outre-atlantique, dans laquelle tout doit pouvoir être chanté, scandé, martelé. L’Amérique vit ces Primaires au rythme de slogans mélodieux et accrocheurs, ou de chansons populaires. Et les musiciens américains semblent à ce point traumatisés par les années Bush qu’ils s’engagent massivement du côté démocrate.

Dans cette incessante cacophonie, de nombreux styles sont représentés. On entend notamment du rock, à travers la jeune garde indépendante : derrière Obama, on retrouve le groupe Arcade Fire, ou le chanteur de folk Andrew Bird. «Mes chansons ne parlent pas directement  de politique», explique ce dernier, «mais j’ai bien sûr une conscience dans ce domaine, et je crois que c’est maintenant qu’il faut agir. J’ai envie qu’Obama gagne, mais je ne suis pas confiant : les dernières élections nous ont appris à nous méfier de la confiance.» Le sénateur de l’Illinois bénéficie également du soutien de la chanteuse Joan Baez, qui a toujours milité en faveur des plus démunis, et de Will.I.Am, membre du groupe de hip-hop Black-Eyed Peas.

Il y en a également pour tous les goûts parmi les chansons de campagne, qui forment un environnement sonore représentatif de la volonté des candidats. «Lors d’un meeting d’Hillary Clinton à San Antonio, Texas, plusieurs groupes mexicains se sont succédés», note Mark Claigue, musicologue à l’Université du Michigan, à Chicago. «elle s’adapte ainsi au public auquel elle s’adresse. C’est pour cette même raison qu’Obama a choisi des chanteurs de gospel lors de la tournée des états chrétiens du sud. Les candidats sont prudents et ne choisissent pas une seule musique de campagne.»

L
’année dernière, Hillary Clinton a pourtant choisi « You and I », de la québécoise Céline Dion, comme chanson officielle de sa campagne. Mais québécoise signifie surtout étrangère : de nombreux supporters de l’ex-première dame émettaient des doutes quant à ce choix, et Clinton a finalement laissé tomber le morceau en janvier, sur les conseils de ses proches. Devancée par Obama dans les sondages, elle s’est ensuite réapproprié une chanson de Marvin Gaye, « Ain’t No Mountain High Enough », dont les paroles devaient exprimer sa détermination d’alors : «Il n’y a pas de montagne assez haute / Pour m’empêcher de te rejoindre», dit le refrain.

De son côté, Barack Obama a notamment opté pour Stevie Wonder, une référence de la musi
que soul, ou pour le rappeur J ay-Z. La chanson de ce dernier, « 99 problems », utilisée le 3 janvier après sa victoire en Iowa, a mis le candidat démocrate dans l’embarras, à cause de cette phrase : «I got 99 problems, but a bitch ain’t one.» («J’ai 99 problèmes, mais une salope n’en est pas un.») Soupçonné de faire passer un message sur sa concurrente démocrate, Obama s’est défendu en expliquant simplement qu’il « aime le rap ». A ce propos, il a évoqué une collaboration probable avec le s rappeurs Jay-Z et Kanye West, pour l’aider à communiquer auprès des jeunes des ghettos, dans le cas où il serait élu président en novembre prochain. Du côté des républicains, le style est plus classique : John McCain a lancé certains de ses meetings sur les accords du célébrissime « Johnny B. Good », de Chuck Berry, alors que Mike Huckabee, aujourd’hui hors course, apparaissait en bassiste dans son groupe de rock.

Mais la relation entre les personnalités politiques et les musiques sensées les représenter est parfois complexe. En octobre dernier, Obama a fait participer à l’un de ses meetings le chanteur de gospel Donnie McClurkin. Ce dernier se décrit lui-même comme un « ex-gay », que Dieu a sauvé de l’homosexualité. Dans son livre « Eternal Victim, Eternal Victor », paru en 2001, McClurkin allait plus loin encore : «J’ai usé anormalement de ma sexualité jusqu’à ce que je prenne conscience que j’étais brisé, et que ce n’était pas l’intention de Dieu…[…] Notre sexualité, comme  tout le reste, dépend d’un choix personnel.» Barack Obama s’est formellement opposé aux positions de McClurkin, au risque de brouiller son propre message. Du côté républicain, John McCain s’est fait interpeller par le chanteur Tom Petty, qui refusait qu’il utilise sa chanson « I Won’t Back Down » pour ses meetings. Une histoire qui en rappelle une autre : Ronald Reagan, en 1984, reprenant « Born In The USA », de Bruce Springsteen, en faisant un hymne de sa campagne, mais sans en avoir compris la substance (la chanson racontait la vie d’un campagnard américain envoyé de force se battre au Vietnam).

Depuis un an, la musique occupe donc de plus en plus d’espace. De meetings en concerts de soutien, d’émissions de télévision en clips satiriques, l’Amérique justifie à l’occasion de cette campagne son statut de nation musicale, dans laquelle la politique ne se conçoit pas sans rythme, sans emphase, sans communion. «La musique établit une forme de proximité entre la nation et ses dirigeants politiques», selon Mark Claigue. «Elle crée un espace de fiction au sein de la campagne et touche à l’imaginaire. Elle peut permettre de ramener à la politique ceux qui s’en désintéressent.»

Aujourd’hui, cet engouement est particulièrement  saisissant sur Internet, devenu à l’occasion des primaires américaines un champ de bataille immense, dans lequel les partisans des deux camps redoublent d’imagination pour mettre en musique leur amour pour leur candidat, et leur mépris – voire leur haine- envers leurs adversaires.

E
n juin 2007, une adolescente Américaine interprétait «I got a crush on Obama» («J’en pince pour Obama»), drôle de déclaration d’amour au sénateur de l’Illinois. La jeune fille a rencontré un franc succès (le clip, diffusé sur la toile, a été vu plus de six millions de fois à ce jour) et a accédé à la célébrité – et, par extension, aux différents débats démocrates qui ont suivi. « On savait que cette chanson allait intéresser le public », analyse Ben Relles, créateur du site Internet « Barely Political » et auteur des paroles, «mais on imaginait pas un tel impact. Elle a été reprise par toutes les grandes chaînes de télévision !» L’objectif, pour ce jeune entrepreneur, est non-partisan : «On n’est engagés pour personne, on se donne la liberté de faire ce qui nous chante. L’idée est juste de modifier la perception que les gens ont des candidats.»

L’impact d’une chanson relève du même mécanisme que celui d’un slogan. Barack Obama, défait par Hillary Clinton dans l’état du New Hampshire, y a tenu le 8 janvier un discours enflammé, rythmé par un leitmotiv : «Yes we can» (« Oui, nous pouvons»). Ces mots ponctuaient un discours à la mémoire des textes fondateurs, des premiers abolitionnistes, et plus généralement de l’histoire collective Américaine. Un véritable coup de génie, qui lui a valu – encore une fois – le titre ronflant d’héritier direct de Martin Luther King et de JFK. Sous le coup de l’émotion, le rappeur Will.I.Am a immédiatement adapté le discours en chanson, en gardant ce titre, « Yes We Can ». S’en est suivi un clip, réalisé par Jesse Dylan, qui a fait un véritable carton sur Youtube, le portail de vidéo en ligne, et qui a mobilisé de nombreuses célébrités, parmi lesquelles l’actrice Scarlett Johansson. Résultat : 5 millions de visites jusqu’à aujourd’hui. Un triomphe. «Youtube est la vraie nouveauté de cette campagne», selon Mark Clague. «Ce genre de clips fait vraiment partie du processus démocratique.» Il est donc naturel qu’Hillary Clinton, au mois de février, y ait répondu par une nouvelle expression, « Yes We Will », martelée pendant ses meetings.

De toute évidence, c’est la bannière démocrate qui flotte au-dessus des contrées numériques. Sur les sites de vidéo en ligne, comme YouTube et Dailymotion, il est difficile, voire impossible de trouver des clips musicaux engagés du côté de McCain. «La musique n’est pas la tasse de thé des militants Républicains», confirme Mark Claigue. «Ils ne s’en préoccupent pas tellement».

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Mardi 8 avril 2008
Pete Doherty est en taule. A force de poser des lapins. Imaginez : la justice anglaise, sympa, lui demande uniquement de prendre un café avec elle une fois par semaine, le temps de vérifier qu'il est clean, et qu'il suit son traitement. Eh ben le mec (qui, rappelons-le, sue le rock&roll par toutes les pores) n'y va pas. Doherty n'est pas le genre de type à se pointer à un rencard à l'heure, il trouve que ça fait mauvais genre. Et on parle tout de même du gars qui s'est trimballé pendant des mois avec Kate Moss sous le bras, en lui disant des mots d'amour ("Ma chérie, tu as du talc sur les sourcils"), ce qui n'est pas rien. Mais à Londres, les justiciers ne plaisantent pas, et le bon Pete va devoir passer quatorze semaines derrière les barreaux. Quatorze ! Attendez un peu...

Les fans parisiens en colère : "Oui, alors quatorze semaines, non, vous comprenez, le mec devait passer au Grand Rex dans deux semaines, ça fait des années qu'on attend ça, ..."

"Oui, oui, sûrement", dit la justice des britons en grimaçant un sourire gêné, "sauf que ça fait des années qu'on rêve de l'envoyer en taule, comprenez-nous, il a toujours de l'héroïne planquée dans sa guitare, on va finir par passer pour des baltringues..."

Pas de débat, bien sûr. Et pas de concert au Grand Rex. On va relativiser en écoutant ceux qui assurent que ouais, tu sais, l'acoustique au Grand Rex c'est la pire de Paris, un son dégueu, une ambiance de merde... On va, en tout cas, essayer de les croire. Et attendre la prochaine fois.

Un jour, il faudra se rendre à l'évidence, Doherty, c'est un mec binaire : vivant, il est drogué tout le temps ("Je sais, mon bol de coke est vide, mais j'ai pas touché à ma pipe à crack. Je le jure"), et il ne sera clean qu'à sa mort. On, et Off. Il est donc impératif de le voir le plus vite possible, drogué, en concert à Paris.


par Lord Dey
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Mardi 8 avril 2008
Vous trouverez dans le journal le Monde daté d'aujourd'hui (08.04) un papier sur les films qui ont trahi l'esprit du Disco, à commencer par "Saturday Night Fever", qui annonça dès 1977 une série de nanars sur le sujet, série conclue ces jours-ci par "Disco", avec ce clown de Dubosc, dont on parle déjà en -très- mal dans les rues du pays françois (et qui va pourtant taper dans les trois millions d'entrées, si on n'y fait pas gaffe). Qu'on me pardonne de faire de la promo gratos pour cet article, que je cosigne. Les allergiques au papier le trouveront sur le site du Monde, en suivant ce lien.

par Lord Dey publié dans : Infos diverses communauté : Musiques
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