Infos diverses

Mardi 14 novembre 2006
Démarrage du blog. J'envisage de traiter l'actualité du rock à Paris, il doit y avoir de la matière. Espérons que ça pourra en intéresser quelques uns. Que l'on n'hésite pas à me faire part de tout commentaire.
Par Clément Sirdey
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Vendredi 8 décembre 2006
Initiative originale, qui tranche un peu avec ce qu'on a l'habitude de voir. Le Punk Press Club, c'est une discussion entre Manoeuvre,Burgalat, Sabatier et Eudeline, sur les sorties musicales du moment. La première émission traite en vrac de Charlotte Gainsbourg, des Naast, de Joey Starr, des Killers et des Clash. Les dernières minutes sont consacrées aux coups de coeur de chacun des participants, que ce soit au niveau littéraire ou musical.

Le format de l'émission est très "cheap", que ce soit au niveau du cadrage, du son, mais on s'en contente. La liberté de ton est une bénédiction, la liberté de dire "putain" à chaque phrase, et de griller clope sur clope. On a l'impression d'assister à un truc libre, qui change un peu de la soupe aseptisée qu'on se tape 24 heures sur 24 à la télé. Et c'est amusant de voir Eudeline et Manoeuvre, qui bossent dans le même mag, se friter sur Charlotte (chanteuse ou pas chanteuse, crédible ou pas crédible...) alors que Burgalat explique qu'il lui préfère Paris Hilton : "Elle, au moins, elle fait des efforts, elle montre sa chatte..." Expérience amusante, vivifiante. On se hérisse en entendant que Joey Starr est "le dernier mec qui fait du Rock en France" (Manoeuvre), et on se marre quand Eudeline explique que faire le critique rock lui sert juste à  payer ses clopes.

Au final, un projet sympa, en espérant qu'ils en sortent régulièrement, et pas un tous les 3 mois. L'adresse est la suivante : http://www.dailymotion.com/video/xlbwd_le-punk-press-club

N'hésitez-pas à me faire part de votre avis.
Par Lord Dey
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Jeudi 25 janvier 2007
En 2006, The Streets sortaient l'album "The Hardest Way To Make A Easy Living", contenant entre autres la chanson "Prangin' out", sorte de déballement détaillé de tous les effets de la drogue sur l'organisme.

Un jour, Mike Skinner - The Streets, donc - s'est dit qu'il allait rajouter un peu de crédibilité à sa chanson en invitant Pete Doherty à l'enregistrer avec lui. Plusieurs versions ont été faites, dont une où Pete chante tout le long du morceau des paroles de sa composition. C'est cette version qui m'intéresse, donc.

http://streamos.warnermusic.com/real/wmiuk/the_streets/hardestway/pranginout_hi.ram

Pete Doherty n'a pas toujours fait du rap, comme chacun sait, et c'est assez agréable de l'entendre parler ses textes. Il s'en sort bien, mais vous entendrez à la voix qu'il devait être très défoncé au moment de l'enregistrement. Comme il se doit, remarquez, c'est dans l'esprit de la chanson.

Lyrics :

[chorus]
You're prangin'out, I see through you
This voice is talking to me, it ain't even funny,
I see through you, I'm about to do something stupid...

[spoken]
Dear Mick, must I be thick?
Or a prick and a half to be so daft to doubt
When I know that I'm in the full close to head throes of darkest prang
Within, out, you, me, rhyme and reason are
All wildly out of season and it's spineless treason
The kingship that allows the violent silence
Always babbling in my attempt at verse
But it is pranging out, for which I'm gonna do a verse

It seems I can withstand the prang and get it together to sing, as I once sang
Drink in the real gang
Flick the twang we sang a song
Sad as sin on a pirate ship on dry land

[chorus]

[sung]
Lead Bilo to the mournful morning prang

[spoken]
It stings when I ding, it stings like fuck
And it's not just to rock and knock out the cluck
My days are spent swerving prangs
Like Old Bill in a jag
But reality keeps on like a nag
Stop it, stop it, before you cop it
Off the rails, on style impaled
By injustice jailed
And to a tabloid crossword nailed
Junkie rocker hailed and I
Appear in the morning too minging to sing
And there's not much worse than that
Except perhaps death
Prang is a night that gets darker and darker
That light that gets starker and starker
Prang is the bends with a capital B
Life's all mixed up of late
I can't see through you
Seeing through me
Trying to walk tall and look hard
Pranged when you're on remand
And can't face cheers and jeers in the yard

Oh tell me not that story of the lad
Who brang into the studio
Rocked for six, and changed, and wound up whacked up gacked up pranged
And then came his turn to stand and sing
On The Streets' collaboration thing
He looked about him in a sweat
Spotlight on his twitchin' leg

Lookin' for the words I was looking forward to layin'
But I was twisting it, bone lost
Eyes red and crossed
Soul lost again
Washed up on a suicidal tidal wave of denial
Tossed and torn in a hung and drawn pranged dawn
Now I'm parachuting into paranoia
And crashing landing with a dizzy spin
My lover looks like a gruesome 'goyle
And my mind's off it
My lover kisses me and whispers 'Come, come' and oh my
Coke crack smack and speed
Ain't got what I need
When the prang cooks up my heart and soul in the side for a feed
Very hot indeed
Very hot indeed

[chorus]

[sung]
Bilo's mournful morning prang
[spoken]
Rocks and B in control of me

Now a true story
Mike invites this blues decanoid to his mic
Clean and serene? Hm
By heckers, like
Pranged to fuck
And be well I might
Or might well I be
For rocks and B have loosened not their grip on me
As detox looms a day away
The hour is nigh for this lad to play
His hip hop hand
In this shit hot land
Of Street symphonies
One man band
Different type of garage sang
This is Bilo to the mournful morning prang

[chorus]

Looking lost for the words
Rocks and B, control of me
[sung]
Rock n' roll is cliché
Stuck forever and a day
And I never never locked away
Fucked forever

[spoken]
Anyways
Further to my bully
I couldn't give two monkeys' fuck
Why I'm pranged bangin' me
Upside outside down



Assez éloquent. Pete a au moins l'art de savoir où il en est...
Par Lord Dey
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Samedi 17 février 2007
    Deux trouvailles, peut-être tardives, mais bref... Larrikin Love, d'abord, qui assuraient la première partie de Babyshambles à Paris en décembre dernier. Après plusieurs écoutes, leur album se révèle vraiment bon, très rock, plus violent et moins mélodique que prévu mais très attachant. On a l'impression d'entendre les shambles par-ci ( "Edwould") et les smiths par-là ("Downing St. Kindling"), et de sympathiques violons s'invitent de façon inspirée sur certains morceaux. Pas révolutionnaire, au final, mais bon quand même. Cela tient en grande partie au chanteur de la bande, dont le charisme et la présence avaient efficacement chauffé l'Elysée Montmartre il y a un mois, et dont la voix claire est un plaisir pour les oreilles.

   Moins drôle, même carrément trash : Plan B. Rappeur londonien, côté prolo et galère, dont l'album sent la rue et la violence. Il règle ses comptes avec le monde entier et avec lui-même, crache tout ce qu'il a dans le ventre et fait très mal. Sur fond de guitare folk et de samples faits maison, un hip-hop qui lorgne plus vers l'Amérique et Eminem que vers Mike Skinner. Plan B cite Reservoir Dogs, Irreversible et Baise-moi comme références ciné, raconte des histoires de gamines mises enceintes pour la huitième fois, de "kidz" qui se lacèrent à coups de bouteilles en verre, de son beau-père défoncé, et d'une fille avec qui il couche avant de découvrir qu'elle a 14 ans... Dur, dur.
    Ca envoie du prick, fuck, cunt à tour de bras, la violence des mots est incroyable, et son phrasé nerveux et agressif rend l'album passionnant.

Larrikin Love - The Freedom Spark
Plan B - Who Needs Action When You Got Words


Par Lord Dey
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Lundi 5 mars 2007
Pete Doherty a demandé a son vieux pote Carl Barât d'être son témoin lors de son mariage avec Kate Moss, prévu pour l'été prochain. Etonnant, lorsque l'on sait le peu de contacts entre les deux hommes depuis l'effondrement des Libertines il y a trois ans. Pete Doherty, qui d'ordinaire ne rate pas une occasion de taper sur Barât et de rappeler la "trahison" dont il a été victime, semble avoir enterré la hache de guerre. C'est Carl qui explique les circonstances de la réconciliation : " On a eu une vraie discussion l'autre jour, et à la fin Pete m'a demandé d'être son témoin." "Ils m'a dit que Kate et lui voulaient vraiment se marier... J'ai été surpris, puis ravi, de voir que toutes les choses qui nous ont séparés sont enfin derrière nous, et que nous pouvons aller de l'avant."

De là à penser que tout va s'arranger entre eux... On sait pourquoi les Libertines étaient voués à s'autodétruire, on sait que les choses ne sont pas vraiment différentes aujourd'hui. Mais on se plaît à imaginer ces deux-là réconciliés, évoquant le bon temps, et on peut même les rêver chantant ensemble et buvant du whisky, mais on va déjà trop loin. Quoi qu'il en soit, Barât témoin au mariage de Doherty, la nouvelle est bonne. Pour peu qu'elle soit confirmée officiellement.
Par Lord Dey
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